Apple vient de rejeter la mise à jour de plusieurs bloqueurs de publicité basés sur des réseaux virtuels privés (VPN), comme en témoignent Future Mind et son application Adblock for iOS.

Ces bloqueurs fonctionnent sur l’ensemble des applications iOS, et non uniquement sur le navigateur Safari.

Apple justifie ces refus par la violation de la section 4.2.1 des directives pour les développeurs, stipulant que les applications doivent utiliser les interfaces de programmation (API) et les cadres d’architecture pour l’usage prévu, et indiquer leur utilisation dans la description de l’application.

L’application sélective de ce principe par Apple est ambiguë :

  • Parce qu’elle n’a pas été appliquée pendant des années. Certains de ces bloqueurs ont été téléchargés des millions de fois, Apple en a donc largement profité avec ses 30 % de commission sur les ventes de l’App Store ;
  • Parce que les applications en question sont toujours en vente dans l’App Store, seule leur mise à jour étant interdite ;
  • Parce que le blocage de certaines publicités est autorisé, du moment qu’il exploite le bloqueur de publicité de Safari. Il est acceptable de bloquer les publicités sur les sites Web, mais inacceptable de bloquer les publicités des applications.

Les mauvaises langues n’hésitent pas à remarquer qu’Apple, après avoir fermé les yeux pendant des années sur une activité bien lucrative pour elle, change d’attitude au moment où la publicité est introduite dans Apple News : il est hors de question de bloquer cette nouvelle source de revenus pour l’entreprise californienne.

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