En juin 2016, Kazuo Hirai, président et CEO de Sony, intimait que son groupe allait développer des robots à usage industriel, comme pour l’automatisation des usines.

Depuis, cette ambition a été abandonnée, car elle forcerait Sony à concurrencer des entreprises établies avec de grandes parts de marché, comme Yaskawa Electric et Fanuc, qui dominent le marché global des robots industriels.

Le journal Nikkei Asian Review croit savoir que Sony a changé de stratégie, et souhaite dorénavant s’établir sur le marché de la robotique domestique.

Un marché que l’entreprise avait presque inventé avec son chien robotique Aibo en 1999. Quelques mois plus tard, Honda présentait Asimov, un robot humanoïde.

L’intelligence artificielle trop limitée alors, n’a pas rendu possible une autonomie suffisante du robot, et a empêché les grands espoirs de se réaliser. En 2006, Sony abandonnait Aibo et les 200 employés affectés au programme étaient recasés dans d’autres filiales du groupe.

D’après le quotidien japonais, Sony commercialiserait un nouveau chien robotique au printemps 2018, avec à peu près les mêmes capacités de contrôle des appareils ménagés et d’automatisation par commandes vocales, que les haut-parleurs connectés de Amazon ou de Google.

Cette fois-ci, le système d’exploitation propriétaire serait ouvert afin que des développeurs tiers puissent ajouter des capacités.

Le robot serait également muni d’une électronique avancée lui permettant d’imiter le comportement canin.

Sony aurait donc commencé à rassembler les membres de l’équipe Aibo, et souhaite marier les fortes compétences japonaises en ingénierie mécanique aux progrès, dominés par les Américains, de l’intelligence artificielle.

Sony a développé ses propres compétences en intelligence artificielle, mais elle ne peut plus, de l’aveu même de son directeur financier Kenichiro Yoshida, concurrencer Amazon ou Google sur ce terrain, du fait de la quantité massive des données collectées par ces dernières sur leurs plateformes respectives, et auxquelles Sony n’a pas accès.