Le constructeur de voitures électriques Tesla a publié ses résultats financiers pour le quatrième trimestre 2017.

D’une année sur l’autre, son chiffre d’affaires augmente de 43 % à 3,29 milliards de dollars (2,67 milliards de dollars), et ses pertes nettes se creusent de 351 % à 771 millions de dollars (631 millions d’euros).

Les revenus de l’automobile augmentent de 36 %, alors que la marge bénéficiaire hors subventions s’effondre, passant de 22,2 % il y a un an à 13,8 %.

Encore une fois, les promesses de production de la Tesla Model 3 n’ont pas été tenues, avec seulement 1 542 voitures produites pendant le trimestre, mais le constructeur n’hésite pas à réitérer des objectifs de production de 2 500 Model 3 par semaine à la fin du premier trimestre, et de 5 000 Model 3 par semaine à la fin du second trimestre.

Malgré cette avalanche de chiffres rouge, le cours de l’action augmentait de 3,3 % le jour précédant l’annonce des résultats, et ne baisse que de 1,45 % en ce moment, avant l’ouverture de la Bourse.

La magie d’Elon Musk a encore opéré sur les investisseurs, et il n’hésite pas à affirmer être « prudemment optimiste que l’entreprise va être bénéficiaire à la norme GAAP, sans astérisque, en 2018 ».

Prudent toutefois, il s’est fait attribuer un système de compensation sur 10 ans qui ne tient pas compte de la profitabilité de Tesla, mais uniquement du cours de son action. Il pourrait gagner plus de dix milliards de dollars. Pour mémoire, malgré des subventions énormes depuis sa création en 2003, le constructeur automobile n’a jamais gagné un seul dollar.

Alors que la production totale de voitures en 2017 reste péniblement figée à 25 000 voitures par trimestre, Musk n’hésite pas à prédire une production annuelle multipliée par 10 à 1 million de véhicules d’ici 2020…