Uber Technologies tente d’améliorer son image auprès des clients, des prospects et des régulateurs.

Dernier changement en date : le traitement des agressions sexuelles.

Désormais, la victime d’une agression sexuelle, qu’elle soit une employée, une cliente ou une chauffeuse de Uber, ne sera plus forcée de recourir à l’arbitrage, mais pourra décider à la place de poursuivre Uber en justice.

En théorie, l’arbitrage est une bonne idée, afin de ne pas surcharger le système judiciaire et d’obtenir une résolution dans un délai raisonnable. En pratique, quand il s’agit d’un arbitrage entre une grande entreprise et un client, l’arbitre a tout intérêt, y compris financier, à être biaisé en faveur de l’entreprise.

Si un accord à l’amiable est trouvé avec Uber, la victime ne sera plus condamnée au silence et au secret, mais pourra divulguer tous les détails.

Enfin, Uber s’engage à publier un rapport de transparence sur la sécurité, qui inclura les données d’agressions sexuelles.

Un effort qui serait fort louable, si ce n’était :

  • Qu’il est limité aux États-Unis ;
  • Qu’une provision, qui sera sans doute attaquée en justice, exige qu’une attaque en justice ne concerne qu’une seule victime. Ce qui limite la rémunération potentielle des avocats, et donc l’attractivité pour eux de ce type de procédure, tout en minimisant le risque financier encouru par Uber ;
  • Qu’il est toujours interdit, comme pour d’autres motifs de plainte contre Uber, de lancer un recours collectif.