D’après Bloomberg, le département de la Justice des États-Unis, l’équivalent américain du ministère de la justice en France, lance sa propre enquête criminelle pour vérifier si les traders manipulent le prix du Bitcoin et d’autres monnaies numériques.

Elle se concentre sur les pratiques illégales classiques de manipulation de prix, comme inonder le marché de faux ordres d’achats ou de vente, pour duper les investisseurs afin qu’ils achètent ou qu’ils vendent.

Le spoofing est la soumission de très nombreux ordres, puis leur annulation quand elle a eu l’effet escompté sur le cours.

Le Wash trade consiste à faire des opérations en Bourse avec soi-même pour donner l’impression qu’il y a une demande sur le marché.

 

Les procureurs fédéraux travaillent avec la Commodity Futures Trading Commission, le régulateur en charge des produits dérivés, et notamment des produits dérivés des cryptomonnaies.

Ce dernier n’a pas vocation à réguler le simple échange de monnaies, mais peut imposer des sanctions sur ce marché s’il constate des fraudes.

Les autorités s’inquiètent de la propension élevée de la fraude par monnaies virtuelles, parce qu’elles ne pensent pas que les échanges poursuivent les fraudeurs avec diligence, que les variations brutales de cours facilitent les manipulations, et qu’un cadre réglementaire comme celui des actions ou d’autres actifs n’existe pas.

Les mêmes inquiétudes ont poussé la Chine à interdire tout simplement le commerce des cryptomonnaies, et des pays comme le Japon à les réglementer.

L’envolée du cours du Bitcoin en 2017, de 1 000 à 20 000 dollars, a incité l’homme de ma rue à investir, sans aucune notion des risques encourus et du fonctionnement des monnaies virtuelles, voir pour quelques chanceux sur le moment à se prendre pour de grands investisseurs.

Aujourd’hui, le Bitcoin est redescendu sous la barre des 7 500 dollars, et de nombreux investisseurs ont beaucoup perdu.