L’avocat général de l’Iowa a annoncé que Uber va payer une amende de 148 millions de dollars (126 millions d’euros) dans une décision de justice avec les 50 États des États-Unis, en règlement de la brèche de données de 2016.

Des pirates volèrent alors les informations personnelles de 57 millions de clients de Uber dans le monde, dont 26 millions de clients et de conducteurs aux États-Unis.

Alors que Travis Kalanick, fondateur de Uber et CEO à l’époque, fut immédiatement informé de la brèche de données, elle fut, en toute illégalité, dissimulée aux régulateurs et au public, l’entreprise achetant le silence des pirates 100 000 dollars (et la promesse, invérifiable, qu’ils effacent les données piratées).

Quand l’affaire fut éventée un an plus tard, la FTC rappela que Uber (avec un bilan peu glorieux avec la loi et l’éthique depuis sa création, NDE), avait déjà été réprimandée en 2014 pour une brèche de données similaire.

Dara Khosrowshahi, qui remplaça peut après Kalanick à la tête de Uber, affirma alors : *

« Rien de tout cela n’aurait jamais dû arriver, et je n’inventerai pas d’excuses pour le justifier. »

Sa mission principale est de convaincre le public que Uber a changé, afin de préparer l’entreprise, qui a déjà perdu plus de 12 milliards de dollars, son introduction en Bourse, sans doute en 2019.

Dans le cadre de l’accord, Uber a également accepté de changer ses pratiques d’affaires pour empêcher de futurs piratages de données, et de réformer sa culture d’entreprise.

Son directeur juridique, Tony West, commente : *

« Nous savons que gagner la confiance de nos clients et des régulateurs avec lesquels nous travaillons globalement n’est pas une mince affaire. Nous continuerons à investir dans des protections afin de garder nos clients et leurs données sûrs, et nous nous engageons à maintenir une relation constructive et collaborative avec les gouvernements autour du globe. »

 

* Traductions: Le Diligent