Le Premier ministre australien Scott Morrison a révélé que les partis politiques majeurs de l’Australie ont été victimes, tout comme le réseau du Parlement, de cyber attaques il y a quelques semaines.

Les pirates seraient liés à un État : la presse spécule qu’il s’agit de la Chine.

Alors que les élections auront lieu dans trois mois, le Premier ministre affirme qu’il n’y a aucune preuve d’interférence électorale, tout en rassurant que de nouvelles mesures sont mises en place pour en assurer l’intégrité.

Ces attaques seraient d’une sophistication sans précédent, à la portée de seulement quatre nations : les États-Unis, la Chine, la Russie et Israël.

Leur empreinte numérique ferait penser à la Chine, mais les autorités n’écartent pas l’hypothèse qu’un autre État réplique les caractéristiques des services de renseignement chinois pour dissimuler leur origine.

Lors de l’enquête sur le piratage du Parlement, les cyber autorités se sont aperçues que les partis Liberal, Labor et Nationals ont également été affectés.

En 2016, la Russie a piraté le Comité national démocrate des États-Unis et divulgué des documents peu flatteurs sur la candidate Hillary Clinton.

En 2011, le parlement australien fut déjà piraté, par des agences de renseignement chinoises.

Les pirates pourraient publier des documents sur des candidats afin de les discréditer.

L’Australie, le Canada, la Nouvelle-Zélande, le Royaume-Uni et les États-Unis sont les membres de Five Eyes, une alliance des services de renseignement.