Wired affirme que des vidéos sur YouTube montrant les fesses, les sous-vêtements ou les organes génitaux des enfants, seraient vues jusqu’à des millions de fois, et que YouTube en profite en plaçant des publicités pour des marques de premier plan.

Les commentaires prouveraient l’intérêt des pédophiles, avec des marqueurs de temps vers les parties des vidéos où les organes génitaux sont exposés, ou quand un enfant fait le grand écart ou soulève sa chemise.

La plupart de ces enfants seraient des petites filles, les plus jeunes semblant avoir cinq ans.

Souvent, il s’agirait de vidéos d’enfants faisant de la gymnastique, du yoga, nageant dans une piscine, jouant à Twister, etc.

Des publicités d’Alfa Romeo, Fiat, Fortnite, Grammarly, l’Oreal, Maybelline, Metro : Exodus et SingleMuslims.com seraient lancées avant ces vidéos.

Ces marques, alertées par les journalistes, sont horrifiées et certaines, comme Epic, ont décidé de mettre en pause les publicités tant que YouTube n’aura pas déterminé le moyen d’éliminer ce type de contenu.

YouTube affirme que son filtrage fonctionne à 99 %.

Mais son algorithme de recommandation serait bien trop efficace : le visionnage de vidéos intéressant les pédophiles mènerait à des vidéos similaires.

Il nous semble que YouTube est de bonne foi, que le problème est difficile à résoudre, si l’on ne souhaite pas, contrairement à d’autres plateformes, censurer à outrance, avec des interdits stupéfiants comme les peintures classiques ou les statues grecques, et qu’on n’atteindra jamais les 100 % de détection.

Il faut sans doute que YouTube engage plus de personnel pour détecter ces vidéos, au lieu de se reposer trop sur la détection automatique. Et que l’entreprise trouve un moyen, à partir d’un échantillon de vidéos à risque, de retirer de son système de recommandation toutes les vidéos similaires.

Peut-être que la plateforme pourrait imposer que des vidéos familiales légitimes, mais dont quelques secondes attirent les pédophiles, soient privées plutôt que publique, et exiger que les passages controversés soient retirés ou masqués si l’auteur souhaite une diffusion plus large de ses vidéos.