Les magistrats de Westminster ont décidé qu’une audience complète d’extradition de Julian Assange aux États-Unis aura lieu à partir du 25 février 2020. Elle devrait durer cinq jours.

Les États-Unis ont retenu 18 chefs d’inculpation contre le fondateur et dirigeant de WikiLeaks, un site qui publie des documents confidentiels.

Ben Brandon, qui représente les États-Unis, affirme qu’il s’agit de l’une des plus grandes compromissions d’informations confidentielles dans l’histoire de ce pays, et que des preuves montreront en premier lieu que Assange a encouragé Chelsea Manning, un ancien analyste des renseignements de l’Armée américaine, qui a depuis changé de sexe, à obtenir des documents illégalement, et qu’il a été d’accord avec elle pour craquer un mot de passe.

Les documents divulgués concernent les guerres en Irak et en Afghanistan, ainsi que des informations confidentielles des services de renseignement américains.

La publication de ces matériaux aurait posé un risque grave et imminent que les sources de ces renseignements, y compris des journalistes, des activistes politiques et des défenseurs des droits de l’homme, souffrent de lésions corporelles graves ou soient détenues arbitrairement.

De son côté, Assange, 47, affirme qu’il ne fait que publier des informations.

Ses avocats tonnent qu’il s’agit d’une « attaque scandaleuse contre le journalisme. »

Actuellement, Assange sert une peine de prison de 50 semaines près de Londres pour s’être réfugié dans l’ambassade de l’Équateur afin d’éviter son extradition en Suède où il était accusé de viols en 2012.

Une opération en passe de réussir, car avec le report de la demande d’extradition des États-Unis, les autorités juridiques suédoises, qui ont rouvert les affaires, risquent de ne pas avoir le temps de juger Assange avant le délai de  prescription, de 10 ans pour les viols.