Le Nikkei Asian Review affirme que Taiwan Semiconductor Manufacturing Co (TSMC), le fabricant numéro un de puces électroniques pour des tiers, ne prend plus de commande de Huawei, en réponse au renforcement des contrôles d’exportation des États-Unis.

Les commandes en production ainsi que les commandes passées avant la nouvelle interdiction ne sont pas impactées, du moment que les puces produites étaient autorisées à l’export avant la mi-septembre 2019.

Vendredi, le département du Commerce des États-Unis a annoncé que tout fabricant étranger de puces utilisant des équipements de production, de la propriété intellectuelle ou des logiciels américains, devra obtenir une licence avant de pouvoir expédier des puces à Huawei.

Ce qui fait partie de la croisade du président Donald Trump contre Huawei depuis deux ans, accusée maintes fois, sans jamais la présentation publique du moindre élément de preuve, d’être un danger pour la cybersécurité.

Un président qui a tenté d’intimider les autres pays pour entrer dans sa croisade, en les menaçant de ne plus partager de renseignements avec eux. Avec un succès assez limité.

Avec cette mesure, en plus de l’interdiction de Huawei de participer aux déploiements 5G aux États-Unis, Trump veut affaiblir le groupe chinois, numéro un mondial de l’équipement télécoms et numéro deux mondial de la fabrication d’ordiphones.

Huawei est très dépendante des puces produites par TSMC, en particulier pour ses téléphones de haut de gamme. Inversement, Huawei est le deuxième client de TSMC, derrière Apple, représentant 15 à 20 % de son chiffre d’affaires.

Le département du Commerce de Chine a vivement critiqué les nouvelles restrictions, les accusant de menacer la chaîne logistique mondiale.