Clean Network

Début août, Michael Pompeo, secrétaire du département d’État des États-Unis, annonçait le programme Clean Network, dont le but est d’exclure les télécoms, les fournisseurs de télécoms, les applications, les fournisseurs d’informatique en nuage et les câbles sous-marins chinois, de l’infrastructure internet aux États-Unis et dans d’autres pays.

Car, à la merci du parti communiste chinois, ils représenteraient une menace pour la vie privée des citoyens comme pour les données les plus sensibles des entreprises américaines.

D’autres y verraient plutôt une énième manœuvre politique de Donald Trump, qui cherche à se faire ré-élire.

Pompeo affirme que plus de 30 pays et territoires, sans les nommer, adhèrent au programme.

Initiative Globale sur la Sécurité des Données

Aujourd’hui, la Chine riposte avec le lancement d’une Initiative Globale sur la Sécurité des Données, présentée par Wang Yi, ministre des Affaires Étrangères de la Chine.

Elle invite les pays à traiter la sécurité avec une approche complète, objective, et basée sur les preuves, et maintenir une chaîne logistique ouverte pour les technologies et les services d’information et de communications.

Elle appelle les entreprises à ne pas installer de portes dérobées dans leurs produits ou services pour obtenir illégalement les données de leurs utilisateurs, et à ne pas contrôler ni manipuler les systèmes et les appareils des utilisateurs.

Elle invite les pays à s’opposer à la surveillance de masse d’autres États.

Elle incite les nations à respecter de la souveraineté des autres pays dans leur manière de traiter les données de leurs citoyens au sein de leurs propres frontières.

 

Pour mémoire, les États-Unis n’ont jamais apporté la moindre preuve que les équipements télécoms de Huawei incluaient des portes dérobées, ni qu’elle avait transmise illégalement des données aux autorités chinoises.

À l’inverse, depuis les divulgations du dénonciateur Edward Snowden, on sait que les États-Unis ont illégalement effectué une surveillance de masse de ses citoyens, et que ses services de renseignement interceptent régulièrement des serveurs ou des équipements à destination de l’étranger afin de les « améliorer ».

Sans tomber dans un angélisme béat vis-à-vis de la Chine, on peut légitimement se demander qui se comporte le mieux avec l’Europe, et qui respecte le mieux les accords commerciaux internationaux ainsi que le droit international du commerce.