Globalement, Facebook gagne près de 500 millions d’euros par mois (net, non GAAP).

En 2014, Facebook, qui emploie 850 personnes en Angleterre où elle est en train de doubler la taille de ses bureaux, a payé 4 327 livres (5 577 euros) en impôts sur les sociétés, alors que le Royaume-Uni est l’un des marchés publicitaires les plus important de la multinationale.

Jusqu’à présent les revenus de Facebook au Royaume-Uni étaient constitués uniquement de frais facturés à Facebook Ireland. Ses ventes effectives au Royaume-Uni n’étaient donc pas prises en compte pour l’imposition. Un montage fiscal similaire à ceux d’autres multinationales comme Google, qui a subi récemment un redressement fiscal.

En 2015, HMRC, l’organisme de collecte des impôts, payait 27 000 livres à Facebook pour placer de la publicité numérique…

D’après un journaliste de la BBC, sous pression, l’entreprise se préparerait à déclarer beaucoup plus de chiffre d’affaires au Royaume-Uni, et moins en Irlande, à partir d’avril 2016. Elle commencera donc à payer plus de taxes au Royaume-Uni à partir de 2017.

Il aurait eu accès à une note interne, qui montrerait que Facebook s’apprête à informer certains de ses clients qu’ils seront désormais facturés par Facebook UK, et non plus par Facebook Ireland.

Le changement aurait été discuté avec le HMRC, sans que l’autorité fiscale ne donne un accord officiel.

On peut supposer que la nouvelle taxe britannique sur les bénéfices détournés, qui taxe les montants à un taux 25 % supérieur à celui de l’impôt sur les sociétés, n’est pas étrangère à cette soudaine volonté de transparence de Facebook.