Comme prévu, Facebook a lancé lors de sa conférence développeurs F8, Bots on Messenger, en version bêta.

Avec la nouvelle interface de programmation d’envoi / réception, on peut envoyer plus que du texte sur la messagerie mobile Messenger, utilisée par 900 millions de personnes. On peut aussi envoyer des messages structurés avec des images et des boutons pour des appels à l’action.

Les entreprises pourront développeur leurs propres bots informatiques, ou travailler avec des partenaires de Facebook.

Avec le moteur de bot Wit.ai, en bêta, les entreprises pourront développer des bots de bavardage plus évolués.

Les bots informatiques permettent aussi bien de s’abonner automatiquement à une source de contenus, comme la météo ou le trafic routier, que de personnaliser la communication : tickets de caisse ou factures, notifications d’envoi de commandes, ou messages automatisés interactifs pour un bavardage avec le client : résolution des problèmes, passage de commande, etc.

La seule limite actuelle, est qu’il est impossible de payer directement par Messenger.

Facebook a prévu des outils pour faciliter la découverte de bots aux clients : plugins pour sites Web, codes et noms de pages pour les entreprises, correspondance automatique des services SMS à un bot.

Fort heureusement, le client pourra refuser d’utiliser un bot.

Facebook va gagner de l’argent en envoyant des messages sponsorisés, tout comme les publicités ‘Appuyez pour communiquer par Messenger’ dans les flux d’actualité des utilisateurs.

Avec les bots informatiques, les entreprises pourront éventuellement remplacer leurs numéros de téléphone gratuits et les systèmes automatisés de réponse. Mais l’utilisation de la plateforme Messenger les rendra encore plus dépendantes de Facebook, réseau social sur lequel elles animent probablement déjà plusieurs pages, et sur lequel elles investissent déjà une partie significative de leur budget de publicité numérique.