On s’attendait à une assemblée générale des actionnaires d’Ubisoft houleuse et tendue ce jeudi 29 septembre.

Finalement, la confrontation avec Vivendi n’a pas eu lieu. Cette dernière n’a pas exigé de siège au conseil d’administration.

Peut-être parce que ces derniers temps, les salariés d’Ubisoft n’ont pas caché leur aversion pour Vivendi, sur les réseaux sociaux (#WeAreUbisoft) ou en personne. Certains ont même menacé de démissionner si le conglomérat prenait le contrôle de l’éditeur de jeux vidéo.

Le quorum s’est établi à près de 77 %. Les actionnaires ont suivi et soutenu la direction d’Ubisoft, et la famille Guillemot, avec le renouvellement des mandats d’administrateur d’Yves et Gérard Guillemot, et la nomination de deux nouvelles administratrices indépendantes : Frédérique Dame et Florence Naviner.

En revanche, Vivendi a fait rejeter plusieurs résolutions, comme l’émission d’actions gratuites pour les salariés.

Vivendi reste le premier actionnaire d’Ubisoft, et ses actions bénéficieront d’un droit de vote double à partir de 2017 : un ou plusieurs sièges au conseil d’administration semblent inéluctables à terme.

La famille Guillemot devra augmenter sa participation dans l’entreprise, ou trouver des partenaires si elle souhaite continuer à contrôler Ubisoft. Même si l’option ne plaît pas, il faudra même peut-être trouver un chevalier blanc.