Lors de son événement spécial de ce lundi, Apple a présenté sa nouvelle gamme de services.

Apple TV +

Apple TV+ est le ‘Netflix’d’Apple, un service de diffusion de vidéo disponible à l’automne dans une centaine de pays, exclusivement à partir de l’application Apple TV.

Apple promet des contenus originaux : séries télévisées et films de tous genres, de ou avec Oprah Winfrey, Steven Spielberg, Jennifer Aniston, Reese Witherspoon, Octavia Spencer, J.J. Abrams, Jason Momoa, M. Night Shyamalan, Jon M. Chu et plus.

Le prix du service sera annoncé à l’automne.

Application Apple TV

Une nouvelle application Apple TV débutera en mai 2019. Elle sera disponible sur iPhone, iPad, Mac, TV intelligentes et appareils de diffusion en flux.

Elle personnalisera le contenu en fonction des goûts de son utilisatrice ou de son utilisateur. Il sera également possible d’y intégrer l’offre d’autres services payants comme Amazon Prime, Hulu, Canal + etc.

Une des nouveautés de l’application sera sa compatibilité avec les canaux, comme HBO, ShowTime ou StarZ, que l’on pourra payer individuellement.

 

 

Apple News +

Apple News+ est le nouveau service sur abonnement, disponible uniquement aux États-Unis et au Canada, qui permet d’accéder aux éditions passées et futures de magazines tels que The Atlantic, Better Homes & Gardens, Bon Appétit, Condé Nast Traveler, ELLE, Entertainment Weekly, ESPN The Magazine, Esquire, Food & Wine, Good Housekeeping, GQ, Health, InStyle, Martha Stewart Living, National Geographic, New York Magazine, The New Yorker, O, The Oprah Magazine, Parents, People, Real Simple, Rolling Stone, Runner’s World, Sports Illustrated, TIME, Travel + Leisure, Vanity Fair, Vogue, WIRED et Woman’s Day.

De plus, l’application donne accès aux quotidiens The Wall Street Journal, Los Angeles Times et Toronto Star. Comme prévu, Apple n’a pas réussi à séduire la presse, avec trop d’exigences : supposément 50 % des revenus et le contrôle de la relation client.

Apple News + est facturé mensuellement 9,99 $ aux États-Unis et 12,99 $ au Canada.

 

Apple Arcade

Apple Arcade est un service avec abonnement donnant droit à jouer à une centaine de jeux vidéo, certains exclusifs ou orignaux, sans publicité, achats additionnels ou autre. C’est une sorte de Xbox Live Gold pour l’écosystème Apple. Il n’est pas à confondre avec un service de cloud gaming ou de jeu à la demande dans lequel tous les calculs sont effectués sur un serveur dans le nuage, l’appareil se transformant en simple lecteur vidéo avec manettes de contrôle.

Tous les jeux pourront être téléchargés et joués hors ligne. Certains seront compatibles avec des contrôleurs de jeux. On pourra jouer à tous les jeux sur iPhone, iPad, Mac et Apple TV, et même commencer une partie sur un appareil et continuer sur un autre.

Apple Arcade débutera à l’automne dans 150 pays.

Apple Card

Apple Card est une carte de crédit sans frais – et Apple promet aucun frais caché, compatible avec Apple Pay. On peut aussi demander une carte de crédit physique, mais celle-ci n’affiche ni numéro de carte, ni code PIN, ni date d’expiration. Seulement le nom du client.

Son intérêt serait le visionnage sur iPhone des lieux d’achats, la classification automatique des dépenses par thème (loisirs, nourriture, etc).

Elle donne droit à des rabais de 3 % sur les achats de produits Apple, 2 % sur les achats avec Apple Play et 1 % sur les transactions incompatibles avec Apple Pay.

Il s’agit d’une Mastercard délivrée par Goldman Sachs Bank.

La carte n’est disponible qu’aux États-Unis.

Bien évidemment, rien n’est gratuit, et, s’il n’y a aucun frais, il faudra faire avec des taux d’intérêts très élevés – même si relativement raisonnable par rapport à ce qui se fait aux États-Unis chez les concurrents – Apple mentionne des taux annualisés entre 13,24 et 24,24 %…

 

Comme on le voit avec toutes ces annonces, la priorité d’Apple est d’occuper le terrain et les esprits, alors que son offre ne sera réellement commercialisée qu’à l’automne, et que de nombreuses précisions sont indisponibles.

Il s’agit aussi sans doute de rassurer les investisseurs, et prouver qu’Apple avance bien dans son plan de transition vers les services, alors que le marché de l’ordiphone se contracte.