L’éditeur de progiciels de gestion et de systèmes de gestion de bases de données Oracle annonce aujourd’hui son intention d’embaucher 2 000 personnes dans le monde, pour travailler dans son activité en croissance d’infrastructure en tant que service (IaaS), nommée Oracle Cloud Infrastructure.

Don Johson, son vice-président exécutif en charge de cette activité, affirme que le nuage informatique en est à ses premiers jours, avec une pénétration inférieure à 20 %, et des grandes entreprises qui commencent à peine à l’exploiter pour des tâches critiques.

Durant la dernière année, 12 régions Gen 2 Cloud ont été ouvertes, pour un total de 16 régions dans le monde. Ce qui est très peu par rapport à AWS ou Microsoft Azure. Oracle prévoit d’ouvrir 20 nouvelles régions d’ici la fin 2020.

En mars 2019, Oracle annonça un plan de restructuration prévoyant jusqu’à 14 000 suppressions de postes, soit 10 % de ses effectifs. Dont 500 liées directement au nuage…

Oracle s’est lancé très tard dans le cloud, et ne fait même pas partie des cinq premiers acteurs du classement de Gartner pour l’IaaS, une activité en croissance de 31,3 % globalement en 2018 pour un chiffre d’affaires de 32,4 milliards de dollars (environ 29,5 milliards d’euros).

Son carré magique qualifie Oracle d’acteur de niche, comme Alibaba Cloud et IBM.

Oracle, qui compte 430 000 clients dans le monde, n’a réussi à en séduire que 9 % pour ses services dans le nuage.

Elle compte sur ses dernières innovations, présentées à son OpenWorld mi-septembre, pour les séduire. Comme Autonomous Linux, une distribution du système d’exploitation qui résoudrait automatiquement ses problèmes.

Ou son nouveau niveau de service gratuit pour toujours, et un essai de 30 jours avec 300 $ de crédits, afin d’attirer de nouveaux développeurs sur sa plateforme.