Le chiffre d’affaires d’AMD au troisième trimestre 2019 s’élève à 1,80 milliard de dollars (1,6 milliard d’euros), en hausse de 9,1 % d’une année sur l’autre. Il n’avait pas atteint un tel niveau depuis 2005.

Le résultat net progresse de 17,6 % à 120 millions de dollars (108 millions d’euros).

Malgré tout, ces résultats sont inférieurs aux attentes, et après avoir rapidement augmenté de 4 %, le cours de l’action d’AMD est en baisse de 2,6 % à 33 $ avant l’ouverture du NASDAQ.

Par segment :

Le chiffre d’affaires de Computing and Graphics bondit de 36 % à 1,28 milliard de dollars (1,15 milliard d’euros), tiré par les ventes de processeurs Ryzen. Le troisième trimestre est le premier trimestre plein depuis le lancement des nouveaux processeurs de microarchitecture Zen 2 fabriqués avec un procédé de 7 nanomètres.

Le résultat d’exploitation de ce segment est en hausse de 79 % à 179 millions de dollars (161 millions d’euros).

Le chiffre d’affaires de Entreprise, Embedded and Semi-Custom chute de 27 % à 525 millions de dollars (474 millions d’euros). Cette contre-performance prévue serait due aux ventes en berne de puces à moitié personnalisées, principalement vendues pour les consoles de jeux vidéo. Les ventes de ces dernières sont en forte baisse, parce qu’elles se rapprochent de leur fin de cycle de vie et parce que Microsoft et Sony ont annoncé que leur nouvelle génération de consoles seraient commercialisées en 2020.

Les ventes en hausse des processeurs EPYC pour serveurs n’ont pas pu les contrebalancer.

Le résultat d’exploitation de ce segment baisse de 29 % à 61 millions de dollars (55 millions d’euros).

Pour le quatrième trimestre, AMD vise un chiffre d’affaires en hausse annuelle de 48 % et en hausse séquentielle de 17 %, à environ 2,1 milliards de dollars (1,9 milliard d’euros).

Durant la conférence téléphonique, Lisa Su, CEO d’AMD, explique que la transition du 14 au 7 nm s’effectue très rapidement, que les processeurs EPYC de deuxième génération se vendent très bien auprès des grands acteurs du nuage informatique et du numérique, ainsi qu’aux entreprises pour leur informatique haute performance.

Elle attribue le déclin des ventes des accélérateurs GPU pour les centres de données à « certains cycles d’achats ».