Le 5 novembre 2019, le conseil d’administration de HP a reçu une offre de rachat non sollicitée de Xerox.

Chaque action de HP serait rachetée 17 $ en numéraire, plus 0,137 action Xerox, pour un montant total de la transaction de 33,5 milliards de dollars (30 milliards d’euros), dont 77 % en numéraire.

Au total, les actionnaires de HP détiendraient 48 % de la nouvelle entité.

Cette offre représente une prime de 20 % sur le cours de clôture de l’action de HP au 5 novembre, et de 29 % sur le cours moyen en novembre.

Dimanche, Enrique Lores, nouveau CEO de HP, a répondu à Xerox : le conseil d’administration a rejeté à l’unanimité cette offre, parce qu’elle sous-évaluerait HP et serait contraire à l’intérêt des actionnaires de HP.

Il affirme que la nature hautement incertaine et conditionnelle de l’offre a été considérée dans la décision, y compris l’impact potentiel d’un très haut niveau d’endettement relatif au capital de l’entreprise combinée.

Il reste ouvert à des offres plus généreuses de la part de Xerox, mais s’interroge sur la baisse du chiffre d’affaires de cette dernière de 10,2 à 9,2 milliards de dollars sur les 12 derniers mois, et souhaite plus d’informations pour évaluer le potentiel d’économies de synergies.

Le jour de l’offre, la capitalisation boursière de Xerox s’élevait à 8 milliards de dollars, et celle de HP à 27,3 milliards de dollars. Actuellement, les deux ont augmenté, signe que les investisseurs ne verraient pas d’un mauvais œil une telle fusion.

La tentative de Xerox est opportuniste, basée sur un cours de bourse en forte hausse ces derniers mois, et un paiement de 2,3 milliards de dollars de Fujifilm, alors que le cours de HP est en baisse ces derniers mois, à cause de l’inquiétude sur le potentiel de vente des cartouches d’encre pour imprimantes et copieurs.