L’équipementier télécom Ericsson a conclu un accord avec le département de la Justice des États-Unis (DOJ) pour mettre fin aux poursuites pénales liées aux violations du FCPA (U.S. Foreign Corrupt Practices Act), et accepté de payer deux amendes d’un total de 1,06 milliard de dollars.

Cette loi fédérale américaine de 1977 concerne l’ensemble des actes de corruption commis par des entreprises ou des personnes, américaines ou non, qui sont soit implantées aux États-Unis, soit simplement cotées en Bourse sur le territoire américain ou qui participent d’une manière ou d’une autre à un marché financier régulé aux États-Unis.

En 2018, Ericsson avait déjà annoncé à l’occasion de ses résultats financiers du 3e trimestre qu’elle coopérait avec les autorités américaines depuis le lancement de leur enquête en 2013.

La première amende d’un montant de 521 millions, est imposée par le DOJ, et dans le cadre de l’accord, la filiale égyptienne du groupe a plaidé coupable pour l’accusation de corruption à Djibouti.

La deuxième amende, d’un montant de 458,4 millions de dollars, est payée à la Securities and Echange Commission (SEC) pour mettre fin à la partie civile du dossier.

L’entreprise suédoise doit aussi engager une organisation indépendante pendant trois ans pour s’assurer qu’elle respecte les termes de l’accord. Elle affirme vouloir continuer les efforts d’amélioration de son programme d’éthique et de conformité.