Depuis plusieurs années, les autorités américaines effectuent un travail de sape pour faire interdire partout dans le monde le matériel de Huawei dans les déploiements 5G. Elles prétendent, sans jamais avoir avancé le moindre commencement de preuve, que l’équipementier chinois est à la solde des autorités chinoises, et qu’il pose un grave risque de sécurité nationale.

Sans doute de la même manière que l’administration Trump a menacé les importations européennes de voitures neuves aux États-Unis, prétextant la même sécurité nationale.

Ces autorités semblent remporter leur croisade, puisqu’un pays européen après l’autre se plie à leur diktat.  La France, parfois accusée de duplicité dans les médias, aurait à son tour banni, presque entièrement, Huawei de ses déploiements 5G.

On ne peut s’empêcher de se remémorer la guerre du Golfe, et le soutien aveugle et pitoyable d’États européens aux États-Unis, malgré l’absence totale de preuve d’existence d’armes de destructions massives.

Nonobstant les retards et les surcoûts qu’un tel choix, là encore jamais motivé par quelque pièce à conviction que ce soit, occasionne, cette politique anti-Huawei n’aura sans doute pas les conséquences souhaitées sur les champions européens Ericsson et Nokia.

En effet, les autorités chinoises menacent d’interdire à ces deux équipementiers télécoms toute exportation de produits fabriqués en Chine en dehors de cette dernière.

Si la menace était mise à exécution, le grand gagnant de cette bataille économique serait sans doute le coréen Samsung, quatrième équipementier télécom mondial. Ses équipements télécoms étant entièrement produits en Corée du Sud, ils sont à l’abri de représailles chinoises.

Sans compter que Samsung est sans doute le premier fabricant au monde de mobiles 5G.

Une position enviable, alors qu’en 2018, le chef des équipements de réseaux 5G fut remercié pour cause de stagnation des ventes.