La semaine dernière, Intel a rejoint l’Alliance CHIPS, un consortium dont l’objectif est de promouvoir un matériel commun et ouvert pour les interfaces, les processeurs et les systèmes (CHIPS : Common Hardware for Interfaces, Processors and Systems), et qui est hébergé par la Linux Foundation.

L’Alliance développe des logiciels et des outils de développement en code source ouvert de haute qualité, en conception Register Transfer Level (RTL, ce qui permet de créer des représentations d’un circuit à haut niveau, à partir duquel les représentations à plus bas niveau et le câblage réel peuvent être dérivés) afin de faciliter la conception de processeurs, de systèmes sur une puce (SoC) de circuits logiques programmables et d’autres circuits spécialisés, open source.

Intel fait don de son Advanced Interface Bus (AIB), un standard au niveau physique pour la connexion de plusieurs semi-conducteurs dans le même boîtier. Il devient open source et sans redevance.

Ce standard promeut la philosophie de chiplets, où une puce est assemblée à partir de plusieurs « pucettes » interconnectées dans un même appareil afin d’atteindre de nouveaux niveaux de fonctionnalité et d’optimisation.

Pour les concepteurs et les industriels, l’intérêt de l’AIB est de pouvoir interconnecter facilement leur propre propriété intellectuelle à des processeurs, FPGA ou autres puces Intel.

Inversement, ce don permet à Intel de maximiser les chances que des tiers développent des produits s’intégrant avec les siens.

Intel obtient également un siège au conseil de direction de l’Alliance.

Les spécifications AIB seront placées dans le github de l’Alliance CHIPS, et ses futurs développements seront confiés au groupe de travail sur les interconnexions.