Alors que la PlayStation 4, la console de jeux vidéo la plus populaire de sa génération, a six ans, Sony prépare le lancement de sa remplaçante, la PlayStation 5, d’ici la fin de l’année.

Typiquement, Sony fixe le prix de vente de sa console en février de l’année de lancement. Ce ne serait pas encore le cas cette année, d’après Bloomberg.

L’entreprise japonaise adopterait une attitude attentiste, car le coût de fabrication de la PSP5 est très élevé. Elle aimerait bien que Microsoft annonce en premier le prix de vente de sa future console Xbox Series X, également prévue avant la fin de l’année, afin d’effectuer les derniers arbitrages en toute connaissance de cause.

En 2013, la PS4 fut lancée à 399 $, et son coût de fabrication fut évalué à 381 $ par IHS Markit.

Si Sony se contente d’une marge brute similaire, et si les coûts de production de la PlayStation 5 s’élèvent à 450 $, alors la PlayStation 5 sera vendue à 470 $ au moins.

Si les taux de change sont à peu près respectés, cela équivaudrait à un prix de lancement en France d’au moins 510 € TTC.

Un prix qui pourrait décourager les clients, alors qu’une PS4 Pro 1 To est vendue avec une manette sans fil Dualshock 4 V2 pour 358 € TTC.

En cause, les coûts et la difficulté de garantir un approvisionnement régulier en mémoire vive et en mémoire de stockage, alors que la demande pour les deux est en forte augmentation, à mesure que les fabricants d’ordiphones améliorent la fiche technique de leurs appareils, et lancent des appareils compatibles 5G.

Ainsi, en version 5G, les appareils de la gamme Galaxy S20 de Samsung seront équipés d’au moins 12 Go de mémoire vive et de 128 Go de mémoire de stockage.

Certains dirigeants de Sony seraient prêts à vendre la PS5 à perte, les bénéfices étant traditionnellement liés à la vente des jeux et non du matériel, afin de s’aligner sur Microsoft. D’autres souhaiteraient conserver une marge brute.

Les spécialistes pensent que Microsoft dévoilera le prix de vente de la Xbox Series X à l’occasion du salon E3 en juin.

Logiquement, Microsoft est confronté aux mêmes difficultés d’approvisionnement et de coûts que Sony.