L’administration Trump suspend les négociations avec les États européens sur une taxe numérique internationale, et les menace de représailles s’ils imposent des nouvelles taxes sur les entreprises américaines de technologie comme Amazon, Facebook ou Google.

Cette décision a été communiquée la semaine dernière par le secrétaire au Trésor Steven Mnunchin aux ministres européens des Finances. Le même qui refuse de révéler aux Américains quelles entreprises ont bénéficié des plus de 500 milliards de dollars d’aides financées par les contribuables.

Elle pourrait conduire à une guerre commerciale avec l’Europe, à la manière dont les États-Unis ont lancé une guerre commerciale avec la Chine.

Bruno Le Maire, ministre de l’Économie et des Finances, a qualifié cette décision de provocation.

Paolo Gentiloni, Commissaire européen à l’économie, a regretté profondément cette décision américaine, qui freine les négociations internationales sur la taxation de l’économie numérique, et il espère qu’elle est temporaire.

Si une solution internationale n’est pas trouvée cette année, il ajoute qu’une nouvelle proposition sera soumise à l’échelle européenne.

En janvier 2020, la France a reporté la collecte de la taxe numérique à la fin 2020.