Oracle vient de publier ses résultats financiers pour le deuxième trimestre de son exercice fiscal 2018, se terminant au 30 novembre 2017.

Comparés à la même période de l’année précédente, son chiffre d’affaires est en hausse de 6 % à 9,6 milliards de dollars et son résultat d’exploitation augmente de 1 % à 3,1 milliards de dollars – respectivement 8,2 et 2,6 milliards d’euros.

Ces deux métriques dépassent les attentes des analystes. Pourtant, le cours de l’action chute de 4,59 % avant l’ouverture de la Bourse. Depuis le début de l’année, le cours de l’action était en hausse de 30 %.

En cause, la croissance des revenus du nuage informatique, +44 % à 1,5 milliard de dollars, inférieure aux attentes, tout comme la prévision interne de croissance de cette activité au prochain trimestre : de 21 à 25 % (contre une prévision de 42 % des analystes), et de l’ensemble du chiffre d’affaires, de 2 à 4 %, voire de 5 à 7 % si les taux de change sont favorables.

Oracle, arrivée tard sur le marché de l’informatique en nuage, n’arrive pas à refaire son retard sur Amazon Web Services et Microsoft Azure.

Même si ces deux fournisseurs de services cloud, tout comme les autres, offrent des machines virtuelles avec des bases de données Oracle, ce qui apporte des revenus de licences à cette dernière, ils proposent également toute une palette de services de données qui concurrencent directement le système de gestion de base de données (SGBD) d’Oracle.

Avec la transition des entreprises vers le nuage, les revenus de licences de logiciels hors cloud n’augment plus pour Oracle.

Larry Ellison, fondateur et directeur technique d’Oracle, réitère qu’Oracle va bientôt lancer le premier SGBD entièrement autonome, totalement automatisé et ne nécessitant aucune intervention humaine pour son administration et ses mises à jour. Il garantit que le coût d’utilisation d’une base de données autonome Oracle dans Oracle Cloud sera inférieur de moitié au coût d’une base de données dans l’Amazon Cloud.