Elon Musk, le CEO de Tesla, persiste et signe.

Alors que son attitude lors de la conférence téléphonique suivant les résultats du premier trimestre a coûté hier plusieurs milliards de dollars à ses actionnaires, il réitère, par tweet, que la question de l’analyste Tony Sacconaghi de Berstein était « idiote » et que la question de Joseph Spak de RBC était « absurde« .

Il affirme que les questions ennuyeuses (auxquelles il a refusé de répondre durant la conférence téléphonique) n’étaient pas posées par des investisseurs, mais par des analystes qui essayaient de justifier leur thèse de vente à découvert*.

Peut-être aurait-il dû mieux se renseigner, puisque la recommandation actuelle de ces deux analystes pour les actions Tesla est Hold, c’est-à-dire conserver les actions.

Il promet que** :

« Oh et euh la brûlure du siècle des vendeurs à découvert est pour bientôt. Les lance-flammes devraient arriver juste à temps. »

Il fait référence aux lance-flammes qu’il vend avec un fort profit à ses fans pour alimenter les caisses de l’une de ses autres entreprises, The Boring Company, qui ambitionne de développer l’hyperloop, un moyen de transport dans un tube sous basse pression.

Quand une personne lui répond que bloquer les analystes négatifs résoudrait son problème, Musk répond que c’est vrai, mais qu’une fois dans l’appel, il aurait dû répondre à leur question.

Cette avalanche de tweets ne semble pas rassurer les investisseurs, le cours de l’action Tesla étant actuellement en baisse de 0,65 % une heure après l’ouverture de la bourse.

Ce qui caractérise certains actionnaires de Tesla, c’est leur croyance quasi-religieuse en Musk et en l’entreprise, en dépit de tous les chiffres disponibles et de toutes les affirmations de Musk finissant par se révéler fausses, et leur certitude que les voix opposées sont forcément contre les voitures électriques.

 

* La vente à découvert consiste à vendre à terme un actif que l’on ne détient pas le jour où cette vente est négociée mais qu’on se met en mesure de détenir le jour où sa livraison est prévue. Il s’agit donc d’un pari sur l’échec d’une entreprise : si le titre baisse, le vendeur le rachète au comptant et dégage une plus-value.

C’est un investissement risqué, puisque le vendeur à découvert s’expose à un risque de perte illimitée si la valeur de l’action monte. À l’inverse, un détenteur d’actions ne peut pas perdre plus que le la somme du prix de ses actions.

** Traduction : Le Diligent