Le site Ctech de technologie du quotidien israélien Calcalist affirme qu’Apple a notifié Intel que sa puce de communication ne sera pas choisie comme composant des appareils mobiles de la génération 2020.

Il se base sur des échanges internes de communication de Intel auquel il aurait eu accès.

Contrairement à ce qui est largement rapporté, il ne s’agit pas d’une puce 5G.

La puce, nom de code Sunny Peak, était principalement développée pour Apple. Dans ces conditions, le développement du composant est arrêté et les membres de son équipe sont réaffectés.

Intel ne perdrait pas espoir, et travaillerait sur le successeur de Sunny Peak, espérant convaincre Apple pour sa gamme de produits mobiles de 2022.

En réponse à la publication, Intel a officiellement répondu que l’engagement des clients de Intel pour la 5G, ainsi que la feuille de route 2018-2020 de cette dernière, n’avait pas changé, et que l’entreprise reste engagée sur les projets et les programmes pour la 5G.

Après avoir complètement raté le virage vers les ordiphones et les tablettes, Intel a continué de développer des puces de communication, notamment des modems 4G, des puces Wi-Fi et Bluetooth.

Certaines de ses puces équipent une partie des iPhones actuels, en représailles contre Qualcomm, avec laquelle Apple est en procès.

D’après le Nikkei, les modems gigabit Intel XMM 7560 vont équiper la nouvelle génération d’iPhones qui va être présentée cet automne.

Fin juin toutefois, Gus Richard, analyste de Northland, affirmait qu’Apple allait sans doute remplacer les modems de Intel par ceux du chinois MediaTek.

La rumeur veut qu’Apple cherche à remplacer les processeurs Intel par les siens dans ses ordinateurs Mac dès 2020, ce qui ne nous semble pas crédible : quels que soient les progrès des puces Axx d’Apple, le coût en émulation serait trop élevé pour remplacer un processeur Intel, sans compter qu’il faudrait changer le chipset, avec un risque non nul de problèmes de compatibilité.

Il faudrait que Intel soit en retard de plusieurs générations sur les procédés de fabrication pour que les performances de ses processeurs ne soient plus compétitives.

On doit certes constater que malgré plusieurs années de retard, Intel est incapable de passer du 14 au 10 nm, alors que la compétition se prépare au 7 nm. C’est peut-être la vraie raison du remerciement de son CEO, Bryan Krzanich, qui a officiellement démissionné à la suite d’une relation consensuelle avec une employée.