Microsoft lance la Surface Go, une tablette à 399 dollars (449 euros), sa tablette la plus portable et la moins chère depuis le lancement de la gamme.

Elle est équipée d’un écran de 10 pouces de diagonales et son épaisseur s’élève à 8,3 millimètres (iPad : 9,7 pouces ; 7,5 mm d’épaisseur).

L’écran est sensible à 4 096 niveaux de pression, et serait idéal pour l’écriture et le dessin, avec une faible latence et peu de parallaxe.

Microsoft n’a pas choisi un processeur Qualcomm, mais un Intel Pentium Gold 4415Y de septième génération – 2 coeurs, 4 fils d’exécution simultanée, 1,6 GHz de fréquence de base, 2 mégaoctets de mémoire cache, 6 watts de dissipation thermique – qui ne nécessite pas de ventilateur, et offrirait jusqu’à 9 heures d’autonomie.

On se réjouira de constater que Microsoft adopte finalement l’USB C, auquel il a été réticent bien trop longtemps.

La Surface Go est équipée d’un port USB C 3.1, qui peut servir pour les données, l’alimentation et la vidéo, une prise pour écouteurs, et une carte microSD pour augmenter la capacité de stockage intégré.

La Surface Go est équipée d’une caméra compatible Windows Hello pour une authentification faciale.

Deux versions seront commercialisées : la première à 399 $, avec 4 gigaoctets de mémoire vive et 64 gigaoctets de stockage eMMC. La deuxième coûte 549 $, avec 8 gigaoctets de mémoire vive, et 128 gigaoctets de stockage SSD. Les deux modèles sont équipés d’un modem Wi-Fi, une version avec modem cellulaire sera lancée plus tard.

Officiellement, la Surface Go est précommandable dès aujourd’hui aux États-Unis, Canada, Australie, Nouvelle-Zélande, Royaume-Uni, Irlande, France, Allemagne, Belgique, Luxembourg, Pays-Bas, Suisse, Danemark, Finlande, Norvège, Suède, Pologne, Italie, Portugal et Espagne.

Elle n’apparaît pourtant pas sur le site Microsoft Store français, https://www.microsoft.com/fr-fr/store/b/home

Trois périphériques seront vendus séparément, avec un choix de coloris et de textures : un stylet (Surface Pen, 99 $), un clavier (entre 99 et 129 $), et une souris (Surface Mobile Mouse, 34,99 $), pour ceux qui ne se satisferont pas du pavé tactile.

Microsoft a peut-être une carte à jouer avec son clavier, alors que de nombreux possesseurs de MacBook et MacBookPro n’apprécient pas du tout leur clavier à mécanisme papillon.

Sur le papier, la Surface Go, livrée avec Windows 10 S, semble très séduisante, une formidable adversaire pour l’iPad. Si l’on peut réellement utiliser Office 365 dans de bonnes conditions, elle pourrait séduire une large clientèle, professionnelle comme grand public. Si en revanche, les performances rappellent celles des Netbooks, i.e. médiocres, la Surface Go sera sans doute oubliée aussi vite que ces derniers.

Si Microsoft a pris le plus grand soin de ne jamais mentionner l’iPad dans la présentation de la Surface Go, son positionnement tarifaire la place en concurrence directe.

Le plus grand défaut de la Surface Go par rapport à l’iPad est extrinsèque : un magasin d’application bien moins riche que l’App Store. C’est ainsi que, malheureusement, les fabricants asiatiques d’instruments de musique ne proposent leurs applications gratuites, la plupart du temps, que sur l’App Store, snobant Android et Windows, un marché de plus d’un milliard et demi d’appareils.

À cela près que la Surface Go est un ordinateur Windows à part entière, et peut donc faire tourner des centaines de milliers d’applications téléchargeables hors du Windows Store.