NVIDIA vient de publier ses résultats financiers pour le troisième trimestre de son exercice 2019, se terminant au 28 octobre 2018.

D’une année sur l’autre, son chiffre d’affaires augmente de 21 % à 3,18 milliards de dollars (2,81 milliards d’euros), et son résultat d’exploitation est en hausse de 18 % à 1,06 milliard de dollars (932 millions d’euros).

Les ventes sont inférieures aux attentes des analystes financiers, tout comme les prévisions pour le quatrième trimestre : chiffre d’affaires de 2,70 milliards de dollars (2,38 milliards d’euros), plus ou moins 2 %.

NVIDIA base cette prévision décevante sur l’inventaire en forte hausse chez les distributeurs et les revendeurs, suite à l’évaporation brutale des ventes pour le minage des cryptomonnaies.

Ce qui s’explique d’une part, parce que certains mineurs ont développé leur propre technologie. Mais surtout, parce que les cours de la plupart des monnaies numériques se sont effondrés, tout comme le volume des échanges.

Le cours de l’action de NVIDIA chute de plus de 16 % avant l’ouverture de la Bourse de New York. Il est en baisse de plus de 40 % depuis le premier octobre, dans un contexte de chute des cours des actions d’entreprises technologiques.

Le mois dernier, le cours d’AMD avait baissé pour la même raison : la fin de l’opportunité du minage.

La mauvaise nouvelle pour NVIDIA devrait se transformer en bonne nouvelle pour les joueurs : avec le minage, il devint de plus en plus difficile de trouver des cartes graphiques haut de gamme, et leurs prix avaient augmenté. Le phénomène inverse devrait se produire.

Un second motif d’inquiétude est que la nouvelle génération de cartes graphiques de NVIDIA, les GeForce RTX, n’a pas du tout convaincu les joueurs, avec des gains en performance inférieurs aux générations précédentes, et des tarifs en hausse.

Par division, NVIDIA réalise 55,5 % de son chiffre d’affaires dans les cartes graphiques pour joueurs, 24,9 % dans les centres de traitement de données, 9,6 % dans les cartes graphiques pour professionnels, 5,4 % dans l’automobile et 4,7 % dans la propriété intellectuelle et les OEMs.