Une étude du Pew Research Center montre que 74 % des utilisateurs américains de Facebook ne savent pas que le réseau social compile et maintient une liste des centres d’intérêt et une liste d’informations sur ses utilisateurs afin de leur fournir des publicités ciblées.

Après que ces listes leurs sont montrées, 59 % affirment que ces catégories sont conformes à leurs vrais centres d’intérêt alors que 27 % pensent qu’ils décrivent mal ou très mal qui ils sont.

Après avoir lu ces listes, 51 % des utilisateurs trouvent gênant que Facebook ait créé de telles listes.

Lors d’une audition devant le Sénat des États-Unis, Mark Zuckerberg insista que les utilisateurs aient un « contrôle complet » des informations qu’ils choisissent de téléverser sur Facebook, et des données sur eux que l’entreprise collecte pour cibler les publicités.

Au vu de l’illettrisme numérique crasse des Américains – et rien ne laisse penser qu’il en soit autrement ailleurs – ce n’est pas vrai.

On peut d’ailleurs être certain que Zuckerberg sait à quoi s’en tenir, et que les entreprises comme la sienne misent sur cette inconscience du danger pour la vie privée : il sait parfaitement combien d’utilisateurs ont déjà accédé aux listes de centres d’intérêt et de profilage.

Cette étude alarmante devrait inciter les responsables de l’éducation à faire comprendre aux jeunes dès le collège quels sont les principes de fonctionnement et de financement de la plupart des services en ligne, et de leur impact réel, même si ignoré – sur leur vie privée.