Le Premier ministre du Royaume-Uni Theresa May a ordonné l’interdiction à Huawei de fournir toute partie au cœur du futur réseau mobile 5G, à la suite d’une réunion du National Security Council (NSC) qu’elle préside.

Huawei pourra fournir des équipements qui ne sont pas critiques, tels que des antennes.

Et pourtant, plusieurs ministres auraient souhaité une interdiction totale.

Ils craignent que les équipements de Huawei soient détournés par les autorités chinoises afin d’espionner voire saboter les infrastructures. D’autres s’inquiètent des vols de propriété intellectuelle, et de dumping économique.

Cette décision n’est pas populaire avec les politiciens, qui craignent des représailles de la Chine.

Aux États-Unis, les entreprises chinoises sont interdites de travailler sur toute infrastructure télécom critique.

Huawei y a lancé une procédure en justice, affirmant que l’interdiction n’est pas conforme à la constitution.

Les États-Unis ont aussi lancé ces derniers mois une campagne de pression sur leurs alliés, afin qu’ils interdisent les équipements de Huawei. Une ingérence qui n’a habituellement pas été appréciée, même par les alliés les plus fidèles, comme le Royaume-Uni.

Seul l’Australie a répondu à l’appel américain, et interdit toute participation de Huawei à son futur réseau 5G.

En France, le gouvernement n’a pas pris de décision. Le danger pour la sécurité provient plus directement de l’incapacité des autorités de cyberdéfense à tester des applications comme Tchap, censées sécuriser les communications mobiles des agents de l’État, une faille de sécurité ayant été découverte en une heure par un spécialiste indépendant.