Adobe, qui ne s’est jamais mieux portée financièrement depuis qu’elle force ses clients à s’abonner à ses logiciels, plutôt que de leur laisser l’opportunité d’acheter des licences perpétuelles, menace les abonnés qui refusent à mettre à jour leurs logiciels.

Elle les prévient qu’elle a récemment abandonné certaines vieilles versions de ses applications Creative Cloud, et que les clients qui continuent à les utiliser n’ont plus la licence d’utilisation, et doivent se mettre à jour vers l’une des dernières versions autorisées.

Elle envoie ensuite un courrier aux résistants pour les informer qu’ils s’exposent à des poursuites en justice par des tiers pour utilisation abusive.

Ce qu’Adobe se garde bien de mentionner, est qu’elle est poursuivie en justice par Dolby depuis mars 2019 pour violation du droit d’auteur et rupture de contrat.

Adobe a acquis des licences de brevets de Dolby, dont les redevances étaient calculées par disque optique vendu.

Quand Adobe a changé son modèle d’affaire pour imposer les abonnements et les téléchargements, les deux entreprises se seraient entendues pour que les redevances soient calculées en fonction du nombre d’utilisateurs.

Quand Dolby a cherché à auditer les comptes d’Adobe, comme le droit lui était stipulé dans l’accord, Adobe a toujours refusé.

Dans la plainte, Dolby affirme qu’Adobe refuse tout audit de tiers, tout audit le plus basique et tout échange d’information, du type même qu’Adobe impose aux tiers à qui elle vend des licences de propriété intellectuelle.

Le problème pour certains clients, c’est qu’ils n’ont pas le choix. Ils doivent rester sous Windows 7. Or, les dernières versions des logiciels d’Adobe ne sont plus compatibles qu’avec Windows 10…