Bian Chesky, cofondateur et CEO d’Airbnb, annonce la suppression de 1 900 postes de travail, soit près du quart de son effectif.

Il explique que cette décision a été prise parce que d’après ses prévisions, le chiffre d’affaires de l’entreprise en 2020 sera inférieur de moitié à celui de 2019 ; et que l’on ne sait pas quand l’activité va reprendre.

Dans ces conditions, l’entreprise se recentre sur son cœur de métier et abandonne ses projets annexes dans les transports, l’hôtellerie et Airbnb Studios.

Pour une entreprise de technologie américaine, Airbnb offre des indemnités de départ plutôt généreuses – au moins 14 semaines -, donne l’ordinateur portable Apple utilisé à l’employé, et s’assure que tous partent avec des actions.

À comparer avec Bird, une jeune pousse de trottinettes électriques qui a sommairement renvoyé 400 employés, soit 30 % de ses effectifs, lors d’un appel vidéo sans vidéo de 2 minutes durant lequel une femme inconnue leur annonce la triste nouvelle, sans qu’ils puissent intervenir ou réagir.

Avant la pandémie, une introduction en Bourse était prévue pour Airbnb.

L’entreprise va aussi devoir faire face à ses 7 millions d’hôtes, qui n’ont pas du tout apprécié le remboursement des réservations aux clients quelle que soit la politique de remboursement en place de l’hôte, pour ne recevoir qu’un quart de ce qu’ils auraient dû percevoir.

Quand les voyages reprendront, Airbnb pourrait être en désavantage par rapport aux chaînes d’hôtels, qui emploient des professionnels du nettoyage et qui utilisent des produits de nettoyage professionnels, contrairement aux hôtes.

À l’inverse, les clients pourraient préférer aller chez des hôtes afin de ne pas partager des infrastructures communes comme des ascenseurs, restaurants ou salons.