ARM, Le spécialiste de la propriété intellectuelle sur les puces pour appareils mobiles, serait mis sous pression par sa maison mère SoftBank, qui l’acquit en 2016 pour 29,2 milliards d’euros, d’augmenter brutalement son chiffre d’affaires et ses bénéfices, d’après Reuters.

Certains clients se retrouveraient ainsi face à une facture dont le coût quadruple soudainement par rapport à la précédente.

Un manque de professionnalisme et un bras de fer qui pourrait coûter très cher à terme à ARM, si certains clients changent de plateforme.

RISC-V, une plateforme en open source, jouit ainsi d’une popularité croissante depuis quelques années, à la fois pour les coûts bas et pour la possibilité pour les clients d’adapter librement ses conceptions.

Inversement, on imagine mal Apple, qui vient d’annoncer l’abandon des processeurs Intel au profit de ses propres puces d’architecture ARM, prévenir ses clients et ses partenaires d’un passage à une autre plateforme.

Conséquence de la politique désastreuse d’investissement de son méga fonds SoftBank Vision Fund (baisse de 17,3 milliards de dollars de sa valeur au 31 mars 2020), le groupe japonais très endetté a promis de vendre pour plusieurs dizaines de milliards d’actifs.

D’après le Wall Street Journal, le groupe a sélectionné Goldman Sachs pour explorer les possibilités de ARM : introduction en Bourse, vente partielle ou totale.

En 2016, SoftBank a payé 70 fois le résultat net 2015 pour acquérir ARM, un prix qui fut alors déjà critiqué. Comme tant d’autres, SoftBank a parié que les prédictions délirantes de cabinets de conseils payés pour produire des prédictions délirantes, sur l’Internet des objets, allaient se réaliser et donc justifier le coût d’acquisition.