Intel a confirmé lundi la vente de son activité de mémoire de stockage NAND, qui comprend les SSD NAND, les composants NAND, les gaufres et l’usine de production de mémoire NAND à Dalian, Chine, tout comme la propriété intellectuelle, à SK Hynix pour 9 milliards de dollars, soit 7,6 milliards d’euros.

La transaction s’effectuera en deux temps : 7 milliards immédiatement et 2 milliards en 2025.

Sur le premier semestre 2020, le chiffre d’affaires de l’activité s’est élevé à 2,8 milliards et le résultat d’exploitation à 600 millions de dollars.

Avec cette acquisition, le coréen SK Hynix, un mastodonte des mémoires RAM, va passer de la quatrième position (11,7 % de parts de marché au 2e trimestre 2020) à la seconde (23,1 %) sur le marché du stockage NAND, derrière Samsung Electronics (31,4 %), et devant Kioxia (ex Toshiba, 21,2 %) et Western Digital (15,5 %).

Le marché continue de croître de 6,5 % en glissement trimestriel, poussé par les ventes de PC occasionnées par le télétravail et les loisirs numériques en périodes de confinements.

Il pourrait souffrir d’une chute de prix si les approvisionnements massifs effectués en prévision de la crise covid-19 ne sont pas écoulés par des ventes soutenues de PC au cours des prochains trimestres.

L’acquisition pourrait se heurter à des refus d’autorités antitrust ou de sécurité, alors que la guerre économique entre les États-Unis et la Chine perdure. Ce qui explique la structure en deux étapes de la transaction.

Les clients de Intel pourraient se lasser d’un fournisseur qui ne cesse d’entrer et de sortir de marchés : processeurs pour téléphones portables, modems 5G pour portables, puces IoT, cartes IoT, et ainsi de suite.

On peut se demander si cette cession d’activité n’est pas un prélude à l’abandon de la mémoire hybride Octane de Intel, même si ce dernier affirme dans un question-réponse qu’il va continuer à developper cette activité.