Demain, mercredi 24 septembre, BlackBerry lancera son nouveau smartphone, le BlackBerry Passport, au Canada, à Dubaï et au Royaume-Uni.

Il se distingue de la compétition par le légendaire clavier physique, un prix d’appel de 599 $ sans contrat, et un écran carré de 4,5 pouces de diagonale.

D’après le PDG John Chen, qui se confiait au Wall Street Journal, le Passeport devrait être commercialisé 700 $ si le prix était fixé par les compétiteurs.

« Mais j’imagine que pour essayer d’éveiller l’intérêt du marché, nous allons commencer un peu plus bas. »

Il est ainsi nettement moins cher qu’un iPhone 6 d’entrée de gamme (à partir de 709 €) et légèrement moins cher qu’un Samsung S5.

L’attrait principal pour la clientèle visée, les professionnels, serait l’écran au format carré d’une résolution de 1 440 x 1 440. Nettement plus large que les écrans concurrents, il permettrait d’afficher 60 caractères par ligne, et d’offrir une densité d’information comparable à des écrans rectangulaires de 5 pouces.

Le Passeport serait l’iMax de la productivité.

Il serait idéal pour lire des livres électroniques, surfer le Web ou lire des documents.

  • Les architectes pourraient visionner les plans entiers ;
  • Les professionnels de la santé pourraient montrer une radio à un patient tout en respectant les normes américaines HIPAA (Health Insurance Portability and Accountability Act) ;
  • Les traders pourraient visionner les courbes des actions ;
  • Les écrivains pourraient écrire plus rapidement.

BlackBerry va lancer parallèlement sa nouvelle gamme de services en novembre, mettant en valeur la sécurité, la protection des données personnelles et la productivité.

C’est probablement le smartphone de la dernière chance pour l’entreprise canadienne.

Alors qu’elle dominait globalement le marché des smartphones professionnels il y a quelques années, et que son service de messagerie sécurisé était prisé par les entreprises, elle a raté le coche des smartphones, et ses parts de marchés se sont écroulées.

Le lancement en 2013 par une nouvelle équipe dirigeante du BlackBerry 10 n’avait pas été couvert de succès. Le système d’exploitation avait des mérites certains, mais on pouvait se demander alors comme aujourd’hui, s’il y a une place pour un quatrième écosystème mobile.