Park Sang-Ki, le ministre de la justice de la Corée du Sud, a annoncé lors d’une conférence de presse que le gouvernement préparait une loi interdisant le commerce des monnaies virtuelles sur les échanges locaux.

Une nouvelle qui n’a pas été appréciée par tous dans un des pays ou le commerce de bitcoins est le plus populaire: son cours a chuté de plus de 20 % suite à l’annonce. Le bureau du Président aurait rectifié plus tard que l’interdiction était l’une des mesures considérées.

Pendant ce temps, les autorités fiscales et la police ont fait des descentes sur les échanges locaux, accusés d’évasion fiscale.

Une fois écrite, une loi doit alors obtenir la majorité des votes de l’assemblée nationale, une étape qui pourrait prendre des mois.

Vu la nature des monnaies virtuelles, qui garantissent l’anonymat, il sera difficile d’endiguer complètement leur commerce, et les citoyens sud coréens pourraient tenter d’en continuer le commerce sur des plateformes étrangères.

La Corée du Sud est à l’avant-garde de la lutte contre la spéculation délirante sur les cryptomonnaies, avec le cours du Bitcoin multiplié par 20 en un an, et le cours d’entreprises ajoutant des mots comme Bitcoin ou Blockchain à leur raison sociale bondissant d’un jour à l’autre.

Elle a été l’un des premiers pays à interdir les Initial Coin Offerings (ICO).