Google annonce aujourd’hui la clôture de l’acquisition d’une partie du fabricant de smartphones HTC pour 1,1 milliard de dollars (880 millions d’euros), quatre mois après la signature de l’accord.

Près de 2 000 employés de HTC vont désormais travailler pour Google, qui recevra également une licence non exclusive sur la propriété intellectuelle du fabricant taïwanais.

Avec cette acquisition, Google se développe en Asie, et Taïpei devient son second pôle d’ingénierie en Asie Pacifique.

HTC a démarré, sous la marque QTek, avec des smartphones Windows, puis s’est fortement développée, apportant son lot de premières dans l’industrie : premier smartphone 3G en 2005, premier smartphone entièrement tactile en 2007, premier téléphone avec boîtier monocorps en métal.

En 2011, HTC détenait près de 11 % du marché mondial des smartphones, contre 0,6 % actuellement. Une chute spectaculaire qui s’explique par l’arrivée du iPhone, l’incapacité de HTC à rivaliser avec Samsung sur le segment des smartphones Android et l’abandon brutal de la plateforme Windows Mobile.

Cette transaction intervient après que HTC a aidé Google pour le développement de ses smartphones Pixel et Pixel 2.

Google hésite régulièrement à concurrencer les fabricants de smartphones avec ses propres appareils, ce qui pourrait les inciter à chercher une alternative au système d’exploitation Android.

Google avait ainsi racheté Motorola Mobility en 2012 pour 12,5 milliards de dollars, pour le revendre à Lenovo deux ans plus tard pour moins de 3 milliards de dollars : une moins-value qui dépasse même celle de Microsoft pour Nokia Mobile, acquis en 2013 pour être entièrement démantelé quelques années après.

Google aura besoin du savoir-faire de HTC : ses Pixel et Pixel 2, bien qu’accueillis assez chaleureusement par la presse, sont des échecs commerciaux et n’ont pas réussi à s’ériger en concurrent de l’iPhone ou des Samsung Galaxy.