Un recours collectif contre Google, lancé mardi devant la Cour fédérale de district, district nord de la Californie, division de San Jose, accuse Google d’avoir sciemment vendu des smartphones défectueux.

Elle aurait su depuis le début que les microphones de ses Pixel et Pixel XL étaient défectueux, et les aurait tout de même commercialisés, malgré de nombreuses réclamations dès le lancement fin octobre 2016.

Google avait reconnu l’existence d’un problème de fabrication en mars 2017 : une fissure dans la connexion soudée à la puce audio, qui rendrait les microphones inutilisables en fonction de la température du smartphone.

Un défaut d’autant plus frustrant que, dépendant des conditions, il pouvait donner l’impression d’avoir disparu, pour réapparaître un autre jour. Le défaut aurait affecté environ 1 % de la production.

Au lieu de réparer les smartphones affectés ou de les rembourser, Google se serait contentée de remplacer des appareils défectueux par d’autres appareils défectueux.

Alors que la marque Pixel a été développée par Google pour prouver que l’entreprise pouvait aussi fabriquer des smartphones de premier plan, susceptibles de concurrence l’iPhone et les Samsung Galaxy Sn, avec une tarification à l’avenant, ces smartphones ont été affectés par des problèmes matériels récurrents.

L’écran du Pixel 2 était sujet à burn-in, et de microphones au son coupé.

En réponse aux réclamations des clients, Google avait doublé la garantie standard du Pixel 2. Ce qu’elle ne fit pas pour le Pixel.

Google n’a pas encore répondu aux accusations.