Le spécialiste des puces pour appareils mobiles Qualcomm vient de publier ses résultats financiers pour le quatrième trimestre de son exercice 2018, se terminant au 30 septembre 2018.

D’une année sur l’autre, son chiffre d’affaires diminue de 2 % à 5,8 milliards de dollars (5,1 milliards d’euros), et son résultat d’exploitation passe dans le rouge à -0,7 milliard de dollars (-0,6 milliard d’euros).

Pour l’ensemble de l’exercice 2018, le chiffre d’affaires augmente de 2 % à 22,7 milliards de dollars (19,9 milliards d’euros), et la perte nette s’élève à -4,9 milliards de dollars (-4,3 milliards d’euros), contre un bénéfice de 2,5 milliards de dollars (2,2 milliards d’euros) un an auparavant.

Malgré un chiffre d’affaires supérieur aux attentes, ces résultats ont été mal accueillis : le cours de l’action chute de plus de -6 % avant l’ouverture de la Bourse de New York.

Ils sont affectés par une charge exceptionnelle de 2 milliards de dollars (1,7 milliard d’euros) pour la résiliation de son OPA sur NXP, ainsi qu’une amende de 1,2 milliard de dollars de la Commission européenne pour violation des directives antitrust ; et au premier trimestre d’une charge fiscale exceptionnelle de 6 milliards de dollars dans le cadre des rapatriements de bénéfices de l’étranger prévue par la loi fiscale Tax Cuts and Jobs Act de décembre 2017.

Pour le premier trimestre de son exercice 2019, Qualcomm vise un chiffre d’affaires de 4,5 à 5,3 milliards de dollars (de 3,9 à 4,6 milliards d’euros), en baisse de 13 à 26 % sur le premier trimestre 2018.

Qualcomm est en guerre avec son ancien premier client, Apple, qui refuse de lui payer des redevances de licences de propriété intellectuelle. Qualcomm l’a accusé de transférer sa propriété intellectuelle à Intel, qui produit désormais ses modems cellulaires.

Cette semaine, un juge fédéral a prononcé une décision forçant Qualcomm à vendre des licences sur certains de ses brevets à des fabricants de puces rivaux, dans le cadre du procès antitrust de la FTC.

Durant la conférence téléphonique, Steve Mollenkopf, CEO of Qualcomm, place ses espoirs dans la 5G, dont l’adoption pourrait être plus rapide que celle de la 4G, et une résolution dans le conflit avec Apple dans l’année 2019