L’Autopilot est le nom trompeur de l’assistance à la conduite de Tesla, qu’Elon Musk, son CEO, continue d’employer abusivement comme synonyme de voiture autonome.

Il promet depuis longtemps la transformation de l’Autopilot en ‘FSD’ou Full Self Driving, c’est-à-dire un système de conduite autonome de niveau 5, le niveau le plus élevé, ne nécessitant plus aucune intervention humaine pour conduire.

La dernière fois, il a annoncé l’avènement du FSD pour la fin de l’année prochaine, y compris dans les rues des villes – et non plus uniquement sur autoroutes.

Une affirmation à laquelle aucun des spécialistes des centaines de jeunes pousses et d’entreprises travaillant sur les véhicules autonomes, n’estime réaliste. Ni même les membres de l’équipe en charge de l’Autopilot.

Une promesse qui n’est pas sans conséquence, puisque l’option « capacité de conduite entièrement autonome » est facturée 6 300 € HT, alors même qu’elle n’est pas disponible, et a été facturée plus de 10 000 $ précédemment.

Frustré par les progrès réalisés par l’équipe de développement de l’Autopilot, Musk a décidé de la micromanager en avril 2019.

The Information dévoile le résultat de ce micromanagement : près de 10 % des membres de l’équipe ont démissionné, sans compter ceux qui furent renvoyés en avril.

La raison mentionnée par les démissionnaires serait qu’ils ne partagent pas l’optimisme de leur CEO sur les échéances pour les véhicules autonomes.

Cinq ingénieurs clé sont partis : un vétéran en charge de la gestion des chemins, ainsi qu’un autre membre, l’ingénieur en charge de la perception, le responsable de l’équipe de simulation, qui va faire la même chose chez Cruise, la filiale de GM, et Stuart Bowers, qui digérait la division Autopilot et qui aurait été remercié par Musk.

Sans compter que la question de la sûreté des fonctions existantes de direction automatique de l’Autopilot n’est pas tranchée. Par exemple, le changement de fil automatique ne reconnaît pas toujours les voitures qui pourraient gêner, forçant le conducteur à prendre le contrôle immédiatement afin d’éviter une collision.

On serait encore loin des objectifs pour la conduite autonome en ville. En particulier, l’Autopilot ne serait pas capable de reconnaître les voitures qui sont garées.

Ces départs font écho à ceux de l’équipe de direction, décimée en un peu plus d’un an : les dirigeants du service juridique, de la sécurité, de la finance, de la communication, de la production, pratiquement tout le département financer & comptabilité, etc.