Théoriquement, Apple est en retard sur ses concurrents pour la 5G : aucun de ses nouveaux modèles d’iPhones présentés il y a quelques semaines n’est compatible 5G, alors que la plupart des grandes marques (Samsung, Huawei, et même Oppo ou Xiaomi) offrent au moins un ordiphone compatible.

Toutefois, vu l’état du déploiement des réseaux 5G dans le monde, une telle compatibilité est strictement inutile présentement, et n’est utile que pour les personnes qui prévoient de conserver leur nouveau mobile au moins deux ou trois années.

D’après le Nikkei Asian Review, les trois nouveaux modèles haut de gamme d’iPhones en 2020 seront compatibles 5G, et les ambitions d’Apple seraient élevées : la vente de plus de 80 millions d’iPhones 5G dès la première année.

Les trois iPhones intégreront le modem 5G Snapdragon X55 de Qualcomm. Il s’agit du premier modem 5G de Qualcomm qui est compatible avec toutes les bandes de fréquences et tous les modes d’opération de la 5G.

Apple a racheté l’activité 5G d’Intel, mais il lui faudra sans doute plusieurs années pour produire son propre modem 5G.

Alors que l’Europe a dominé la 3G, la Corée du Sud a dominé la 4G et la Chine domine la 5G, ce qui est source de frictions politiques.

En 2025, la GSMA, l’association qui représente la plupart des opérateurs mobiles dans le monde, prédit que la Chine comptera 600 millions d’abonnés 5G, soit 40 % des abonnés dans le monde.

L’adoption par Apple pour la 5G pourrait inciter les opérateurs internationaux en général, et les opérateurs mobiles américains en particulier, à accélérer le déploiement de leurs infrastructures 5G.

Ces dernières sont extrêmement coûteuses, et pour se donner les moyens des ambitions grandioses de la 5G, qui serait une révolution et non une évolution, en tant que facilitatrice principale de l’internet des objets, créant de nouvelles opportunités comme les véhicules autonomes ou la chirurgie à distance, les opérateurs devront multiplier les installations d’antennes.