Durant son sommet annuel Snapdragon Tech Summit, qui s’est tenu cette année du 3 au 5 décembre à Hawaii, Qualcomm a présenté deux nouveaux systèmes sur une puce (SoC) pour les ordinateurs portables sous Windows.

Snapdragon 8c

Le 8c est le successeur du Snapdragon 850. Il intègre un processeur Kryo 490, un processeur graphique Andreno 675, ainsi qu’un modem, X24, compatible 4G.

Les fabricants qui préfèrent une solution 5G peuvent ajouter le modem séparé X55.

Qualcomm promet jusqu’à 30 % de performances en plus par rapport au 850.

Le SoC est gravé en 7 nm, l’état de l’art actuel. Le Qualcomm AI Engine intégré offrirait jusqu’à 6 TOPS pour l’intelligence artificielle.

Snapdragon 7c

Le Snapdragon 7c est un nouvel SoC d’entrée de gamme. Il intègre un processeur Kryo 468 à huit cœurs, un coprocesseur graphique Adreno 618, et un modem 4G X15.

Qualcomm promet des performances jusqu’à 25 % supérieures, et jusqu’à deux fois plus d’autonomie, que les ordinateurs portables connectés à base de processeurs x86.

Le Qualcomm AI Engine intégré offrirait jusqu’à 5 TOPS pour l’intelligence artificielle.

Microsoft a longuement travaillé avec Qualcomm pour offrir une alternative à Intel, et créer une nouvelle catégorie d’appareils compatibles avec Windows 10, basés sur l’architecture ARM, qui dispose d’un quasi-monopole sur les appareils mobiles, toujours connectés (la 4G prenant le relais du WI-Fi le cas échéant), toujours allumés, et avec une autonomie qui se compte en jours et non en heures.

 

Si le pari est partiellement tenu, grâce aux applications comme Office recompilées nativement pour l’architecture ARM, et une compatibilité à 100 % pour les applications x86, la solution est moins satisfaisante en réalité que sur le papier.

Car d’une part, ces systèmes sont tout simplement incompatibles avec les applications x64. Or, de plus en plus, les applications modernes comme les dernières versions des applications d’Adobe, ne sont proposées qu’en 64 bits.

Et d’autre part, en situation réelle, on est loin d’une domination écrasante de l’autonomie des systèmes Qualcomm sur les systèmes Intel, et parfois, ces dernières ont même l’avantage. Car l’innovation ne s’arrête pas chez Intel, et pour faire tourner les applications non recompilées, le processeur Qualcomm doit traduire à la volée les applications x86, ce qui coûte des performances et de l’énergie.