Samedi, lors de la Munich Security Conference en Allemagne, Mark Zuckerberg, CEO de Facebook, a répété qu’il pensait que les contenus en ligne dangereux devaient être régulés, et prétendu que 35 000 personnes (sur ses 45 000 salariés) étaient employées à évaluer les contenus et à implémenter des mesures de sécurité.

Le budget affecté serait plus élevé que ne l’était le chiffre d’affaires de Facebook en 2012, avant son introduction en Bourse (soit près de 4 milliards de dollars, ou 3,6 milliards d’euros au taux de change actuel). Plus d’un million de faux comptes seraient suspendus chaque jour.

Zuckerberg a soutenu l’idée devant des leaders et des dirigeants en charge de la cybersécurité, qu’on devrait réguler les contenus en ligne avec des régulations entre celles qui s’appliquent aux journaux et celles qui s’appliquent aux opérateurs télécoms.

Lundi, Zuckerberg a rencontré des officiels de la Commission européenne lors d’un rendez-vous à huis clos.

Thierry Breton, le Commissaire européen en charge du marché intérieur, aurait affirmé, d’après le Financial Times :

« Ça n’est pas assez. C’est trop lent, c’est insuffisant en termes de responsabilité et de régulation. »