Mardi, Airbnb a annoncé la levée d’un milliard de dollars (920 millions d’euros), sans annoncer les détails de la transaction.

Aujourd’hui, le Wall Street Journal affirme que l’entreprise a accepté de payer ses nouveaux investisseurs un taux de 10 % + Libor, ce qui est très élevé à l’ère des taux d’intérêt négatifs.

Ils recevront des certificats d’option titrisée qui leur donnera l’option d’acheter des actions à la date de maturité sur la base d’une valeur d’entreprise de 18 milliards de dollars.

Soit la moitié de la valeur d’entreprise lors de la levée de fonds de 2017, la précédente avant celle de mardi.

Une telle chute montre à quel point les investisseurs prédisent qu’Airbnb va souffrir de la pandémie de la maladie à coronavirus COVID-19.

Les investisseurs, Silver Lake et Sixth Street Partners, auraient aussi obtenu verbalement qu’Airbnb réduise considérablement ses coûts fixes, renforce sa direction, avec au moins un nouveau dirigeant pour soutenir son CEO Brian Chesky. Ce que récusent les deux investisseurs dans un communiqué commun.

D’après Bloomberg, Airbnb aurait cherché à lever 500 millions à 1 milliard de dollars en plus avec de la dette à droit de préférence, qui conférerait à ses  détenteurs la priorité en cas de défaut de paiement.

Cette somme additionnelle aurait servi de coussin supplémentaire contre la pandémie.

Airbnb n’est pas la seule entreprise affectée par la pandémie. Il est presque certain que la crise mondiale de 2020 sera pire que celle de 2008, occasionnée par la débâcle des prêts hypothécaires à risque aux États-Unis. Si la pandémie perdure, la crise pourrait être équivalente, voire dépasser les pires crises du XXe siècle.

En mars, Airbnb avait informé avoir perdu 276,4 millions de dollars avant intérêts, impôts et amortissement au quatrième trimestre 2019 – avant le début de la pandémie – soit deux fois plus qu’un an auparavant.