La Suisse procède au premier test à grande échelle de son application décentralisée de traçage des contacts à risque de transmission du covid-19, « SwissCovid », auprès des collaborateurs de l’EPFL, de l’ETH Zurich, de l’Armée, de certains hôpitaux et d’administrations cantonales.

Ce serait le premier test à grande échelle au monde d’une application basée sur les interfaces de programmations développées à cet effet par Apple et Google, et qui ont toutes les deux adoptées le protocole « DP3T » développé par les deux écoles publiques fédérales suisses.

L’application a pour objectif de signaler à l’utilisateur qu’il a été en contact prolongé avec une ou plusieurs personnes qui, par la suite, ont été déclarées positives au COVID-19. Grâce à cette information, les personnes concernées peuvent se faire tester et prendre davantage de précautions afin d’éviter la propagation de la maladie.

Les opérations essentielles d’un point de vue de la sphère privée ne sont pas effectuées sur un serveur centralisé, mais sur chaque téléphone. Les téléphones enregistrent les identifiants éphémères de proximité qu’ils échangent par Bluetooth avec les autres téléphones à proximité.

Ceux-ci restent sur le téléphone, à moins que son détenteur ne soit diagnostiqué positif au COVID-19. Dans ce cas, son médecin lui donnera un code à usage unique qui permet de partager volontairement les identifiants éphémères de son propre téléphone qui correspondent aux jours où la personne était contagieuse. Ce partage est fait avec un serveur géré par la Confédération.

Si l’application conclut à des contacts prolongés (plus de 15 minutes) et de proximité (moins de 2 mètres) avec une personne positive au COVID-19, elle génère une notification qui indique à l’utilisateur de téléphone le jour de l’exposition au risque et la marche à suivre.

L’objectif du pilote à grande échelle est de mettre l’application SwissCovid à disposition de la population suisse à la mi-juin.