Hachette Book Group, HarperCollins Publishers, John Wiley & Sons et Penguin Random House attaquent l’Internet Archive devant la cour fédérale de Justice de New York, l’accusant de violations délibérées de masse des droits d’auteur, et de leur voler, ainsi qu’à ses auteurs, des revenus au moment où ils en ont le plus besoin.

En effet, l’Internet Archive a unilatéralement décidé de mettre à disposition gratuitement plus de 1,3 million de livres électroniques, scannés à partir de versions en papier.

D’abord à raison d’un par personne pour une durée de deux semaines.

Puis sans restriction depuis mars, et jusqu’à ce que la crise liée à la pandémie de la maladie à coronavirus COVID-19 disparaisse.

Maria A. Pallante, présidente de l’Association des éditeurs américains, qui a coordonné l’action en justice, insiste : *

« Il n’y a rien d’innovant ou de transformateur à effectuer des copies complètes de livres auxquels vous n’avez aucun droit et de les donner gratuitement.

Ils sont intervenus en aval pour s’approprier l’investissement intellectuel des auteurs et l’investissement financier des éditeurs, et les donner. »

Brewster Kahle, fondateur de l’Internet Archive, se défend en se présentant comme une bibliothèque numérique fonctionnant alors que les bibliothèques traditionnelles ont fermé durant la pandémie.

Toutefois, l’Internet Archive n’est pas accrédité comme une bibliothèque publique, et ne paie pas les redevances négociées avec les éditeurs.

En s’arrogeant le droit de distribuer gratuitement des œuvres, l’Internet Archive pourrait mettre en péril un écosystème déjà fragile, où les livres et leurs auteurs ont déjà du mal à se financer.