Apple a imposé à ses employés travaillant dans ses magasins de se soumettre à un examen de sécurité, et plus exactement de contrôle antivol, avant de quitter le magasin, et en particulier de la fouille de leurs sacs.

À chaque fois qu’ils souhaitent quitter le magasin, que ce soit à la fin de leur journée ou pour faire une pause, ils doivent se mettre en ligne et attendre de se soumettre à un contrôle.

Pour ces employés, le temps perdu est généralement de 10 à 15 minutes par jour, et parfois jusqu’à 45 minutes. Ils estiment qu’Apple devrait les payer pendant ce temps.

Sans compter que ces contrôles, effectués souvent devant les consommateurs, sont dégradants.

L’affaire date de 2013.

Elle fut rejetée en 2014 à cause d’une jurisprudence inique de la Cour Suprême, qui raisonna que, comme les salariés des entrepôts d’Amazon n’étaient pas employés dans le but de passer des contrôles de sécurité, cela ne faisait pas partie du travail qu’ils étaient payés pour effectuer, et donc ils ne pouvaient facturer leur entreprise pour le temps passé dans les lignes de sécurité…

Les employés d’Apple firent appel devant la Cour suprême de Californie, qui jugea cette année en leur faveur, exigeant qu’Apple les paie pour le temps perdu.

Apple fit appel de la décision devant la Cour Fédéral d’Appel pour le Neuvième Circuit, et perdit à nouveau par décision unanime du 2 septembre 2020.

Ce qui étonne, c’est que Tim Cook, CEO d’Apple, avait exprimé sa surprise en 2015 en apprenant l’affaire, et que la vice-présidente en charge des ressources humaines, Denise Young Smith, avait alors affirmé publiquement qu’il devait y avoir une approche plus intelligente et respectueuse de la dissuasion du vol.