Le régulateur du Royaume-Uni s’inquiète des répercussions sur la sécurité nationale de l’acquisition de ARM par NVIDIA

Le Secrétaire d’État du Royaume-Uni pour le numérique, la culture, les média et le sport, conformément aux pouvoirs qui lui sont conférés par la loi Enterprise Act 2002, a émis aujourd’hui une note d’intervention d’intérêt public, confirmant son intervention contre l’acquisition de ARM par NVIDIA pour 40 milliards de dollars, pour des raisons de sécurité nationale.

Avant de prendre cette décision, il aurait considéré les recommandations d’officiels de la communauté d’investissement en sécurité.

Contrairement à certains fondeurs, ARM loue des licences de propriété intellectuelle permettant de produire des processeurs et autres systèmes sur puce, sans avoir d’usine de fabrication: les clients font produire ailleurs leurs puces. D’origine anglaise, ARM a toujours proposé sa palette de produits et services en toute neutralité, ce qui explique largement son succès.

Nombreux dans l’industrie, en particulier ceux qui exploitent des licences d’ARM, comme par exemple Qualcomm, craignent que NVIDIA, entreprise américaine, ne garantisse plus une telle neutralité, et se réserve certaines propriétés intellectuelles.

La Competition and Markets Authority (CMA,), l’autorité antitrust du Royaume-Uni, prépare un rapport sur la concurrence et certains aspects de sécurité nationale. Elle devra le remettre au Secrétaire d’État d’ici le 30 juillet 2020.

Cette nouvelle est accueillie par la baisse de 3,1 % du cours de l’action de NVIDIA avant l’ouverture de la Bourse.

NVIDIA, qui s’est préparé depuis le premier jour de l’acquisition, affirme coopérer avec les autorités antitrust et vise une conclusion de la transition dans les 18 mois après son annonce.