Transport for London (TfL), le régulateur en charge des transports à Londres, a publié aujourd’hui un communiqué de presse dans lequel il informe que la licence d’opérer de Uber, qui prend fin le 30 septembre 2017, ne sera pas renouvelée.

Uber London Limited reçut une licence en 2012, prolongée fin mai 2017 de quatre mois durant lesquels la TfL évaluait l’attribution une nouvelle licence de cinq ans.

TfL estime que Uber ne remplit pas les conditions requises. Son approche et sa conduite démontreraient un manque de responsabilité d’entreprise en relation avec des problèmes qui ont des répercussions potentielles sur la sécurité et la sûreté publique, notamment :

  • Sa façon de rendre compte des délits graves ;
  • Sa façon d’obtenir des certificats médicaux ;
  • Sa façon d’obtenir des certificats améliorés d’employabilité de l’administration Disclosure and Barring Service;
  • Ses explications sur l’utilisation de Greyball à Londres – le logiciel conçu pour duper les autorités et les forces de l’ordre.

Conformément à la loi de 1998 sur les véhicules de transport avec chauffeur, Uber a 21 jours pour faire appel de la décision, et peut continuer d’opérer jusqu’à ce que tous ses recours soient épuisés.

Dans un billet sur Facebook, Sadiq Khan, le maire de Londres, indique qu’il soutient pleinement la décision de TfL.

Il rappelle souhaiter que Londres soit à l’avant-garde de l’innovation et de la technologie pour des transports meilleurs et bon marché, mais que toutes les entreprises doivent respecter les règles et régulations.

Uber a réagi en affirmant qu’elle allait immédiatement faire appel de la décision, qui affecterait 3,5 millions de Londoniens et 40 000 chauffeurs.

La semaine prochaine, Uber va devoir se défendre dans un autre dossier brûlant au Royaume-Uni : l’appel contre la décision de justice d’octobre 2016 attribuant le statut d’employé à ses chauffeurs, qui doivent donc bénéficier d’un salaire minimum et de congés payés.