L’entreprise de VTC Uber perd, pour la deuxième fois, sa licence d’exploitation à Londres, l’un de ses premiers marchés.

Le régulateur, Transport for London, a annoncé sa décision de ne pas renouveler la licence d’exploitation de l’entreprise à la fin de l’extension de deux mois de sa période probatoire, accordée en septembre.

En cause, une propension aux manquements. En particulier, un changement de son système rendait possible à des chauffeurs non autorisés de téléverser leur photo sur le compte d’autres chauffeurs, une faille de sécurité qui a conduit à au moins 14 000 courses effectuées par des chauffeurs autres que le chauffeur sélectionné.

Uber avait notifié le problème au régulateur en mai 2019, et affirme avoir implémenté des correctifs depuis.

Toutefois, le régulateur, qui reconnaît que certaines difficultés ont été résolues, n’a aucune confiance que ces difficultés ne se reproduiront pas dans le futur.

Il est soutenu par le maire de Londres, Sadiq Khan, qui prône la sécurité avant tout.

Et d’autres manquements graves ont été constatés, en particulier des manquements liés à l’assurance.

Sans surprise, les dirigeants de ce qui est sans doute l’entreprise avec le plus de difficulté à respecter les lois et à suivre une éthique dans le monde, affirment que cette décision est injuste.

Comme ils vont faire appel, les véhicules d’Uber ne disparaîtront pas immédiatement, le recours étant suspensif.

Transport for London avait déjà suspendu la licence d’exploitation d’Uber en septembre 2017. Uber avait alors réussi à convaincre des juges de lui procurer une licence probatoire de 15 mois.

Il y a quelques semaines, le régulateur américain en charge d’enquêter sur la mort d’une passante fauchée par une voiture « autonome » en test, a publié un rapport accablant sur la responsabilité d’Uber.